Bon à savoir !

La saponification à froid, c’est quoi ?

Un savon est fait à partir d’un mélange entre des huiles ou des beurres et de la lessive soude ou de la potasse. 

Le savon, c’est tout simplement un assemblage de :

  • d’une base ( lessive de Soude )
  • un corps gras (comme des huiles végétales ou beurres)

La saponification est la réaction chimique entre les matières grasses ; ET une base forte .

Le fait d’additionner des huiles en excès signifie que ces dernières ne seront pas transformées avec la lessive de soude. Le résultat est un savon surgras riche en glycérine avec des huiles qui ont encore toutes leurs vertus.

Un savon est réalisé par cette réaction chimique naturelle. Le fait de le faire A FROID, donne un produit très riche en insaponifiables, doux et hydratant (contrairement aux savons industriels).

Le savon est ensuite coulé dans des moules, coupé après 48 heures et aura besoin de 4 à 6 semaines de séchage pour bien durcir et ainsi durer plus longtemps. 

Pâte à savon en train d’être coulée dans le moule

La différence avec les bondillons

Ce que toute personne peut aujourd’hui faire pour produire facilement son propre savon, c’est acheter des bondillons, c’est-à-dire des graisses déjà saponifiées mais dégagées de leur glycérine. C’est un excès de soude qui retire en fait la glycérine, tout en accélérant le processus de saponification. On parle d’ailleurs de saponification « à chaud » quoiqu’elle ait lieu « à froid » (c’est-à-dire chimiquement). 

Les bondillons, c’est donc du savon « pur », sans son gras,  en d’autres mots : un détergent. Cela nettoie la peau, certes, mais surtout retire la couche de sébum (film huileux), sécrété naturellement et qui la protège du dessèchement et de la formation potentielle de craquelures qui laissent pénétrer des corps étrangers dans l’organisme. 

Les méthodes traditionnelles 

Il faut noter toutefois l’existence de la saponification traditionnelle au chaudron, qui repose sur le principe d’une cuisson douce avec apport de chaleur externe.

Deux savons reconnus pour leur qualité utilisent cette méthode : 

  • le savon d’Alep, qui bénéficie d’une indication géographique contrôlée par la loi syrienne. Il est élaboré à partir d’huile d’olive et d’huile de baie de laurier et séché pendant au moins neuf mois.
  • le savon de Marseille à base d’huiles végétales, né de l’industrialisation de la fabrication de savon dans le sud de la France, il n’a pas de contrôle sur l’origine géographique. Cuit au chaudron selon une méthodologie spécifique (dite « procédé marseillais ») et longue (entre une semaine et dix jours) dans les Bouches-du-Rhône par seuls quatre savonniers en ce début de XXIe siècle (i.e. la savonnerie du Fer à cheval, la savonnerie Le Sérail, la savonnerie du Midi, et la savonnerie Marius Fabre, réunis sous l’acronyme UPSM pour Union des professionnels du savon de Marseille).

Différence entre les savons du commerce 

Les industriels du savon achètent de gros sacs de bondillons faits à partir d’huiles ou de beurres déjà saponifiés et peu chers, comme les graisses animales ou l’huile de palme

Ils font fondre ces bondillons au bain-marie et y ajoutent des colorants, des parfums et, éventuellement, de la glycérine pour limiter les effets indésirables sur la peau.

Le processus de fabrication à un impact beaucoup plus important sur l’environnement (consommation d’eau, d’électricité, et bien entendu utilisation de produits peu écologiques comme l’huile de palme).

La fabrication via la saponification à froid transforme les huiles et les beurres tout en gardant leurs propriétés intactes .

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